Stephane Audran : la classe est éternelle

Une élégance un peu glacée, des apparitions torrides à l’écran, une silhouette altière, des yeux et une voix irréels, des jambes à faire pâlir Cyd Charris, une chevelure fauve, c’était Stéphane Audran.

Une vamp du cinéma mais d’abord une grande comédienne dont la présence, l’autorité, la distance et la sensibilité lui autorisaient de toucher à tous les registres.

La classe !

Reste une question qui en tant qu’inconditionnel de la Dame continue de me travailler. Pourquoi avait-elle choisi un prénom de scène masculin ? Elle ne le savait pas disait-elle. Encore un mystère qu’elle emportera.

De façon mécanique, trois autres actrices qui me passent par la tête quand je pense à Stéphane Audran :

Marlene Dietrich

Kim Novak

Maureen O’hara

Allez savoir pourquoi ?

 

 

 

Je ne veux pas mourir ce soir

Une seule définition connue du « bobo » à ce jour : « une personne qui a des revenus sans qu’ils soient faramineux, plutôt diplômée, qui profite des opportunités culturelles et vote à gauche » 2010 –  Camille Peugny sociologue.

Et alors? C’est un problème ? C’est contagieux ?  Parce que j’en connais d’autres.

En attendant le bobo sait écrire, composer, arranger, chanter et il a de très beaux clips. L’un des plus grands de sa génération dans la chanson française.

La preuve :

 

Merci Vincent,

et puis qu’est ce qu’ils en savent que tu votes à Gauche ?

Laurent Troude : mort d’un photo-reporter

Barbesse, samedi 19 juillet 2014, la manif en soutien aux palestiniens de Gaza est en train de déraper. Des projectiles fusent de la foule, les CRS répliquent et l’affrontement commence.Plusieurs heures de guérilla urbaine s’en suivent.

Un photographe a pourtant su percer la fumée  des lacrymos.  Il va prendre un cliché qui fera le tour du monde et des réseaux sociaux. Aujourd’hui, personne n’a oublié cette photo improbable.

 

le dandy de Barbesse

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Le côté obscur de la pub

Une pub comme seuls les islandais peuvent en faire.

Alien version viking, Toutes les forces déchaînées (enfin presque) de la nature sont convoquées pour faire la pub d’une bière brassée avec l’eau d’un glacier local.

Manque que l’aurore boréale. Impressionnant !

 

 

 

 

 

Don Quichotte est mort : Top 5 Rochefort

« Ci gît l’hidalgo redoutable qui poussa si loin la vaillance, qu’on remarqua que la mort ne put triompher de sa vie par son trépas. Il brava l’univers entier, fut l’épouvantail et le croque-mitaine du monde ; en telle conjoncture, que ce qui assura sa félicité, ce fut de mourir sage et d’avoir vécu fou. »     

                                                                                                                                        Cervantes                                                                                                                                                                                                                                                              

« Il était le seul et unique Don Quichotte ». C’est ainsi que Terry Gilliam a réagi à la mort du grand albatros du cinéma français.

 

Lost in la Mancha

 

Jean Rochefort n’aura donc finalement jamais incarné le héros de Cervantes à l’écran. Cest un peu comme si Peter Falk avait été privé de Colombo. « L’homme qui tua Don Quichotte » aurait probablement été la consécration d’un acteur hors norme mais le rêve a tourné au cauchemar . La faute à un tournage calamiteux tant sur le plan humain que matériel. Ultime ironie du sort, c’est au moment de la mort de Jean Rochefort que Gilliam qui décidemment n’abandonne jamais, annonce 18 ans après que le film est finalement tourné après la 6ème tentative et sorira dans les salles en 2018. De Jean Rochefort en Don Quichotte, il ne reste pour la postérité que quelques images dans le making of « Lost in la Mancha » qui raconte le tournage raté de 2000.

Et pourtant si on peut qualifier une carrière de picaresque, c’est bien celle de cet acteur prince sans rire dont la filiation est à rechercher du côté de Jacques Tati. De la comédie au drame, il avait su créer au fil des rôles un personnage à l’élégance décalée, une sorte de french touch dont il était dépositaire avec ses amis Mariel et Noiret.

 

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Voici le Top 5 de ses films selon Lombrieur

Et oui, Jean Rochefort ce n’est pas seulement l’acteur de « Un éléphant ça trompe énormément » et  de « Nous irons tous au Paradis », c’est aussi d’autres très grands films :

 

5. Il faut tuer Birgit Haas 1981, les années de plomb

 

 

 

 

4. L’Horloger de Saint Paul 1974, la vie au temps du giscardime. Encore une confrontation avec Noiret

 

 

 

 

3. Le Crabe-tambour 1977, splendeur et déclin de la France coloniale  

 

 

 

2. Le mari de la coiffeuse 1990, danseur oriental

 

 

 

1. Tandem, 1987, qui a dit que Rochefort n’aura jamais incarné Don Quichotte ?

 

 

 

Bonus. Angélique 1964, François Degrez – Remember the name !