C’est tout pourri 13 ! : Dschinghis Khan

Dschinghis Khan en français Genghis Khan est la preuve  que le tout pourri allemand n’a rien à envier à personne.

La chanson et le clip Moskau 1979 sont des exemples de la sobriété et de l’authenticité de ce fleuron du genre en Allemagne. Bien loin des relents commerciaux de Village peoples, on sent chez Dschinghis Khan une implication désintéressée et un talent pour le tout pourri d’une rare intensité.

Reconnaissance ultime, le groupe représentera l’Allemagne à l’Eurovision.

 

 

C’est tout pourri 12 ! : Joëlle Mogensen Chez Danièle Gilbert

On ne pouvait pas nier au groupe « Il était une fois » un vrai talent pour faire des tubes qui collaient à leur époque, même si parfois c’était justement franchement pégueux. Après tout, c’est quand même à eux qu’on doit la fameuse envolée lyrique sur les draps qui s’en souviennent.

Quant à Joëlle Mogensen, chanteuse du groupe et probablement la véritable star ultime de la variétoche française des années 70, elle savait se sortir à son avantage de toutes les situations, même des plus toutes pourries.

Démonstration culte avec ce direct de midi première ou elle est affublée d’un accoutrement infâme et propulsée avec ses acolytes dans un décor qui fait penser à un concours de l’eurovision en Lettonie dans les années 70. Bref…du bon vieux tout pourri bien de chez Danièle.

Et malgré cet environnement particulièrement hostile, Joëlle nous sort un « viens faire un tour sous la pluie » plus qu’honorable avec un sourire ultrabright, en arrivant à ne pas faire pétasse et sans oublier de déclencher son fameux « woooouuuu, viens faire… »

 

 

Trop classe Joëlle !

C’est tout pourri ! 11 : Françafrique

 

L’Afrique a souvent été une source d’inspiration  pour la chanson française.  A ces occasions, le sujet n’a pas été sans donner quelques perles du « tout pourri » bourrées de clichés.  Quelques spécimens plus ou moins redoutables de cette Françafrique de la variété française.

Rose Laurens – Africa – 1982

Dans le genre, il faut reconnaître que c’est un petit chef d’oeuvre. L’esthétique du clip est particulièrement remarquable : tout y passe. J’adore aussi son accent anglais. Rose t’étais vraiment au top !

 

 

Michel Sardou – Afrique adieu – 1982

Même année; Michel ne s’en laisse pas compter. Il nous sort une version africaine des lacs du Connemara. Bon si on examine le couplet qui suit :

Il pleut des oiseaux aux Antilles
Sur des forêts de magnolias.
Les seins dorés brûlants des filles
Passent à  deux pas de mes dix doigts

il apparaît qu’ au delà du fait que le mec peut pas s’empêcher de parler cul, il a des petits soucis de géographie. Mais bon il vous dira que comme les esclaves et tout et tout…Les Antilles c’est un peu l’Afrique et aussi la France..

Bref…une vraie vocation d’ethno ce Sardou.

 

 

Sylvain Caruso – Cannibal – 1986

Quand le doubleur français de Donald Duck et de Gollum s’essayait à la chanson… Là on n’est même plus dans la Françafrique. C’est plutôt un remake de Tintin au Congo. Probablement l’une des références culturelles de Sarko pour son discours de Dakar.

Au fait, ils ont quoi dans la main ? Des baguettes de pain ?

 

 

 

C’est tout pourri 10 ! : Spider-Man 1977

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On ne présente plus Spider-man. Le super héros créé par Marvel au début des années 60, a profondément renouvelé le monde des comics américains.

Un héros qui a les pouvoirs d’une araignée, incarné par un adolescent gringalet, premier de la classe, qui accumule les problèmes de cœur et d’argent, et se ballade à son temps perdu de toit en toit accroché à un fil dans un costume improbable, ce n’était pourtant pas gagné d’avance.

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C’est tout pourri ! 9 : Michel le boss

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Une chronique du tout pourri sans Michel Sardou, c’est un peu comme un avion sans ailes.

Oui Michel, tu es incontestablement un maître du genre toutes catégories confondues, le John Wayne du Tout pourri. Ta carrière est là pour en témoigner.

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C’est Tout pourri ! 8 : Flashhhhhh ahaha !!

 

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Il s’agit de l’ adaptation pour le cinéma sortie en 1980 du vieux comic strip Flash Gordon –Guy l’éclair (ou Leclerc ?) en français- créé en 1934 par Alex Raymond -quatre ans avant l’avènement de Superman- Cette oeuvre restera à n’en pas douter,  l’une des plus grandes réussites assumées de crétinerie et de mauvais goût de l’histoire du cinéma. A tel point que cela en fait un archétype culte du tout pourri dont l’univers graphique reste à ce jour inégalé.

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Flash Gordon happé par un « vortex continuum temps » se voit propulsé en compagnie de Dale Harden, une belle journaliste et de l’étrange docteur Zarkov, dans un monde dominé par l’infâme empereur Ming, une belle ordure prête à détruire la Terre…. Attention, on parle quand même d’un gars qui dans le civil est quaterback des New York Jet et se ballade tout le temps avec un tee shirt  floqué  à  son nom !

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Le film de Mike Hodges servi par quelques grands acteurs probablement en difficulté sur le plan fiscal (Max Von Sydow, Ornela Mutti, Timothy Dalton ) et par Danilo Donati, le directeur artistique attitré de Federico Fellini, dégage une émotion flamboyante unique.

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   Il faut dire que rien n’a été laissé au hasard : les dialogues à la philosophie minimaliste du genre OOUAAAAAI VIVE FLAASH ! ON A GAGNE GRACE A LUIIIII, les décors en carton qui donnent l’impression d’avoir été finis au posca, les effets spéciaux qui ont 20 ans de retard sur le premier Star Wars, les accessoires ouvertement en plastique, des scènes de guerre massive réalisées avec au moins…une dizaine de figurants –peut-être douze-, les costumes tout droit sortis de la grande parade de la gay pride, sans oublier la musique de Queen qui aurait pu représenter une faute de qualité mais qui  fait en sorte de ne pas dénoter avec l’ambiance générale de débilité profonde de cette œuvre majeure – hommage à Freddy pour sa capacité d’adaptation-

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Cerise sur le gâteau, l’adéquation entre l’ambiance esthétique du film et sa dimension psychologique dont les relents sadomasochistes ne sont pas sans rappeler certains péplums italiens de série Z.

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Bref…la plupart des scènes et images de cet écrin cinématographique sublime resteront à jamais dans nos mémoires, que ce soit la scène où Flash improvise un ballon de football américain pour mieux dégommer les sbires de Ming,

 

 

l’improbable duel sur la plate-forme d’épieux entre le Prince Barin -Timothy Dalton- et notre héros interprété par Sam J. Jones qui malgré ses muscles et son brushing joue comme une patate, ou encore la charge héroïque finale du  footballeur sans peur et sans reproche à la tête de l’armada des hommes-oiseaux.

 

 

 

Que du bonheur pour ceux qui auront décidé de ne pas regarder un film moins pourri, c’est-à-dire un autre – n’importe lequel.

Merci Guy…SI quelqu’un vend le tee-shirt original floqué Flash, je suis preneur.

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C’est tout pourri ! 7 : Galactica 78

Un exemple de « c’était mieux avant » même si c’était tout pourri .

La race humaine a migré dans l’espace depuis la planète mère de Kobol et s’est divisée en 12 colonies. Mais les Cylons, un peuple cybernétique, attaquent les colonies et cherchent à détruire l’humanité. Après une longue guerre, une trêve est en cours de négociation. Alors que les humains pensent signer la paix, les forces Cylons attaquent et détruisent les 12 colonies laissées sans défense. Le commandant Adama, commandant du croiseur « Battlestar Galactica » avait prévu la traîtrise des Cylons.  Il ne pourra défendre les colonies, mais parvient à sauver son vaisseau de guerre et constituer à sa suite une flotte de vaisseaux civils qui hébergent tous les rescapés des colonies. Traqué par les Cylons, ce reste d’humanité fuit dans l’espace à la recherche  du berceau mythique de l’humanité : la Terre.

 C’est le thème de Battle Star Galactica 2003,  probablement ce qui s’est fait de mieux dans le genre série SF : Une humanité paumée dans l’espace, au bout du rouleau et à la recherche de son identité, des personnages ambigus, complexes et torturés, des scénarios sans concession qui s’intéressent à ce qui se passe dans la tête des personnages plutôt que de nous resservir le space opéra habituel et le tout avec un excellent casting.

BSG 2003 est toutefois un remake de la série Galactica sortie en 1978. C’est bien à cette dernière que revient le mérite de l’idée initiale de cet exode spatial. Pour le reste et malgré la musique culte d’ouverture, nous sommes bien dans le tout pourri seventies post Star Wars.

des scénarios ennuyeux, des personnages convenus, des effets spéciaux à budget limité, des ordinateurs de tout poil, des robots en plastique, des décors en carton, des costumes kitch, des brushings  et des bruitages improbables.

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Mais c’était quand même mieux avant hein !